RÉUNION 1ÈRE FAIT UN « BUG »

8 février 2012

l'actu

Malaise chez Réunion 1ère. Un encart publicitaire sur la page d’accueil de son site Internet proposait jusqu’à hier le téléchargement de productions en tous genres, dont des films érotiques. Très accessibles, ils pouvaient être vus par tous, même les mineurs.

 

À Réunion 1ère, on parle de “bug”, “d’une erreur qui n’aurait jamais dû se produire”… Qu’importe, le mal est fait. Jusqu’à hier après-midi, le site Internet de la chaîne publique proposait le téléchargement de productions en tous genres, dont des films érotiques interdits aux moins de 16 ans.  Bien sûr, il s’agissait d’un encart publicitaire renvoyant à la plateforme Megavod et la chaîne n’était pas directement responsable de la sélection cinématographique. Il n’empêche : le contenu n’entrait guère dans le cadre des missions de service public. Sur la page d’accueil du site Internet, les titres, explicites, défilaient depuis quelque temps en continu : “Extase”, “Fantasme”, “Sirènes”… Quelques clics suffisaient pour les télécharger. Et c’était justement là le problème. En dehors du fait que ce type de programme ne convient pas à un site qui se veut à l’image de sa télé, familiale et généraliste, il était accessible à tous les publics. Même aux mineurs, dès lors qu’ils possédaient un téléphone portable et une adresse e-mail. Le portable pour confirmer l’abonnement au site et l’adresse électronique pour l’activation du compte client. Nul besoin de carte bancaire pour mener à bienRÉUNION 1ÈRE FAIT UN l’opération. Pas plus que de la certification de l’âge légal pour accéder aux films érotiques. L’offre était aussi très attractive, même pour de jeunes ados : 4 euros par semaine sans engagement de durée, avec, en cadeau, une première semaine de téléchargements gratuits. C’est mieux qu’une séance au cinéma. Quant à ceux qui ne souhaitaient (pouvaient) pas dépenser leur argent pour ce genre de visionnage, ils avaient toujours la possibilité de se rincer l’œil gratuitement avec les bandes annonces plus qu’équivoques. Inutile de compter sur le filtre parental pour faire barrière. Réunion 1ère n’étant pas cataloguée parmi les sites à caractère pornographique, il était ici inefficace. Alors que le sexting, ou échange d’images à caractère pornographique via le téléphone portable, est devenu une des préoccupations majeures des associations de parents d’élèves depuis la rentrée, cette publicité sur le téléchargement de films coquins dérange.  Pour autant, Réunion 1ère ne devrait pas être sanctionnée. Le comité technique et radiophonique, représentant du CSA à la Réunion, explique en effet n’intervenir “que sur les programmes diffusés à la télé et repris sur le site Internet de la chaîne”. “Nous ne ciblons pas les vidéos à la demande sur le net, a fortiori lorsqu’elles émanent des annonceurs publicitaires”, poursuit le comité en charge de l’encadrement de l’audiovisuel. Soucieuse de son image, la chaîne publique devrait néanmoins rester vigilante sur le contenu de ses publicités. C’est en tout cas ce que promet son directeur, Robert Moy

 

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